Le beffroi
Folklore
| Les citadins avaient, et ont toujours, une relation spéciale avec 'leurs' beffrois. L'élément auquel les habitants s'identifiaient encore le plus, était le grand tocsin, qui sonnait en cas de danger ou de feu, ou en temps de guerre, mais également aux moments plus joyeux, comme à la naissance d'un prince ou lors d'une Joyeuse Entrée. | ![]() |
| Dans la lutte pour le pouvoir, le tocsin de la ville perdante était souvent volé, détruit et fondu par le conquéreur. De tels événements ont laissé une impression profonde et ont commencé à mener leur propre vie dans des histoires, des légendes ou des contes populaires qui résonnent toujours à travers le carillon - dans le beffroi! - de nombreuses villes. | |
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Aussi sur la pointe du beffroi, on voit souvent un couronnement de valeur symbolique: un animal fabuleux, le patron de la ville ou des personnages de la folklore urbaine. Ainsi, une légende brugeoise fait mention du dragon du beffroi de Gand qui serait ammené à Bruges par des croisés, où il serait volé par des Gantois. |
| Le beffroi d'Ypres est également gardé par un dragon, le beffroi de Bruges par le patron Saint-Michel et l'hôtel de ville d'Audenarde est couronnné du soldat Hanske. Ailleurs, on voit des lions, des dieux romains ou parfois même une sirène. | ![]() |