Patrimoine mondial

La Belgique membre du comité du Patrimoine mondial

En ce moment, il y a 158 pays adhérents à la Convention de l'UNESCO de 1972 sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. Suite aux réformes de l'Etat, ce n'était qu'en 1996 que la Belgique est devenue membre de la Convention.

Depuis lors, les trois communautés de la Belgique ont joué un rôle actif dans la Convention. En 1997, ils ont proposé une liste indiquant les sites qui entrent en ligne de compte pour une inscription définitive sur la liste du Patrimoine mondial. En 1998, on a définitivement ajouté la Grand-Place à Bruxelles; les ascenseurs de bateaux du Canal du Centre en Wallonie et les beguinages (treize sites) en Flandre.

Le Comité du Patrimoine mondial est de la part des 158 pays membres chargé de l'exécution de la Convention. Le comité a quatre tâches principales:

1. Identifier, à l'aide des propositions faites par les états concernés, le patrimoine culturel et naturel qui, à base de la Convention, entre en ligne de compte pour être protégé et ajouté à la "liste du Patrimoine mondial".

2. Assurer, en collaboration avec les états concernés, la préservation des biens inscrits sur la liste.

3. Décider quels biens de la liste du Patrimoine mondial doivent être ajouté à la "liste du Patrimoine mondial en danger".

4. Décider sur la destination des ressources du Fonds du Patrimoine mondial afin d'aider les états concernés le plus possible à conserver leur patrimoine d'intérêt universel exceptionnel.

Le Comité consiste de 21 membres qui sont élus par les 158 états membres de la Convention. Les représentants des états membres se réunissent tous les deux ans où ils élisent 7 membres pour un terme de 6 années.
Le 28 et 29 octobre 1999, l'assemblée générale de la Convention s'est réunie pour la douzième fois dans les locaux de l'UNESCO à Paris.
Cette assemblée devait, entre autres, désigner les 7 nouveaux membres du Comité pour un terme de 6 années. Les 7 pays qui avait terminé leur mandat étaient: le Brazil, la France, l'Italie, le Japon, le Liban et les Etats-Unis. La Belgique fut déjà élue au premier vote. Dans deux votes de support, on a élu trois autres pays européens, ainsi qu'un représentant de l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine: la Chine, l'Afrique du sud et l'Italie. Au troisième et dernier vote, il fallait choisir entre le Royaume-Uni et l'Egypte.
Le Royaume-Uni, qui était partisan d'un système de rotation dans le Comité, s'est retiré en faveur de l'Egypte. L'élection de ce pays arabique favorise ainsi la composition balancée du comité.

Sauf les 7 nouveaux membres: la Belgique, la Chine, la Colombie, l'Egypte, l'Italie, le Portugal et l'Afrique du sud, quatorze autres pays ont un siège dans le Comité: l'Australie, le Bénin, le Canada, Cuba, l'Equateur, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, la Malte, le Mexique, le Maroc, la Corée, la Thailande et le Zimbabwe.

La Belgique s'est profilée dans ce campagne en mettant l'accent sur le besoin de donner du soutien aux pays qui ne disposent pas des moyens pour dresser un dossier à l'inscription d'un site sur la liste du Patrimoine mondial, sur la rotation de l'adhérence au comité et sur la réserve volontaire des pays européens quant aux nouvelles propositions afin de limiter la surreprésentation des sites européens et de garantir la composition balancée et représentative de la liste.

Le baron H. van Houtte, ambassadeur de la Belgique auprès de l'UNESCO, a joué un rôle extrêmement important dans cette élection honorable de la Belgique au comité du Patrimoine mondial. L'élection démontre que la conservation des monuments comme elle est appliquée dans les trois régions de la Belgique, est appréciée à l'échelle internationale. Pour la communauté flamande, elle forme également un stimulant de jouer un rôle exemplaire en ce qui concerne la préservation et l'ouverture du patrimoine culturel en Flandre, qui est intégré dans la liste du Patrimoine culturel et naturel mondial.

E. GOEDLEVEN